Et pendant ce temps, que fait McCain ? Il drague (les journalistes) !

Obama par-ci, Obama par-là… C’est bien beau, mais à Washington, on se demande bien ce que devient John McCain, le candidat republicain de cette élection. Dans une ville très, très largement démocrate, il n’est pas aisé de croiser les supporters du vétéran du Vietnam.

Heureusement, l’hebdomadaire « The Nation » donne des nouvelles. Rassurez-vous, tout va bien ! Selon une enquête du magazine publiée cette semaine, John McCain vivrait une véritable histoire d’amour avec nos amis les journalistes. Eric Alterman, prof d’anglais (et de journalisme), et George Zornick, écrivain, ont épluché la presse ces derniers mois et parviennent a cette conclusion : « Jamais un candidat depuis John F. Kennedy, et peut-être même depuis Franklin Delano Rossevelt, n’a jouit de relations aussi intimes avec la presse« .

Nos deux enquêteurs rapportent quelques perles. « Le candidat le plus courageux de cette élection » (Washington Post), « une sorte de Martin Luter » (MSNBC), « au-dessus de la mêlée, éloquent comme seul un prisonnier de guerre peut être » (Boston Globe), « un homme d’intelligence, d’honneur et d’énorme courage personnel et politique » (Newsweek)… Et on pourrait continuer longtemps à égréner ainsi la liste.

Pour Eric Alterman et George Zornick, si les journalistes sont à ce point attirés par le charme du sénateur de l’Arizona, c’est pour une raison simple : John McCain sait comment leur parler. Et leur offrir ce qu’ils attendent le plus : une disponibilité totale à chaque instant et un inépuisable stock de citations amusantes. Un reporter de « The New Republic » avoue, dès 1999, succomber littéralement : « Je sais que cela ne devrait pas arriver, mais pourtant si. Je suis en train de tomber amoureux de John McCain ».

John McCain semble avoir compris que pour se mettre les électeurs dans la poche, il fallait d’abord prendre soin d’y mettre les médias. Et il n’hésite pas à user de quelque familiarité pour y parvenir, comme lorsqu’il monte à bord d’un bus de journalistes en lançant un stupéfiant « Bonjour les idiots ! »

On ne saurait que trop conseiller aux reporters américains de rester vigilants. Les candidats aimants qui tutoient et tapent sur l’épaule des journalistes peuvent parfois virer présidents possessifs et encombrants…

Photo : AP Images

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