MA SAISON PREFEREE
D’habitude, l’automne, ça ne me fait ni chaud ni froid. Mais ici a Columbia, Missouri, je le sens, je le goûte, je l’apprécie. D’ailleurs, c’est plutôt l’été indien, avec son ciel bleu et ses feuilles d’arbre aux couleurs éclatantes, partout. En arrivant fin aout, nombreux étaient ceux qui me disaient “Ah, vous arrivez pour la meilleure saison !” Je les comprends.
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CHICAGO!
Un week end chaud et ensoleillé à la mi-octobre à Chicago. Two Danish pastries and two French fries. A piece of happiness… Remerciement spécial à Billy Holiday.
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BON PIED, BON OEIL
Quand on n’a pas de voiture, on marche. Et donc on peut s’arrêter devant ce qu’on voit. Comme les maisons, par exemple.
Ce mercredi 8 octobre, entre 17h et 18h, pendant que le soleil déclinait, j’étais bien le seul à marcher sur Ash Street, longue, très longue rue qui quitte le centre-ville de Columbia, Missouri et rejoint la petite périphérie “rurbaine”. Parler de banlieue serait excessif.
J’ai eu envie de prendre en photo les maisons d’Ash (“cendre” en anglais). Les voici, dans l’ordre chronologique. Je suis très énervé parce qu’une fois téléchargées sur ce blog, les photos apparaissent beaucoup plus fades qu’en vrai. Un jour, j’aurai un vrai site à moi.
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TOUT EST CALME
Loin, très loin de la “tempête boursière” qui s’abat sur New York, des “plans de sauvetage” cousus main depuis Washington et du “coup de poker” politique de John McCain cette semaine. Dans le Missouri, en pleine campagne, tout est calme. Et c’est l’automne… (samedi 27 septembre 2008)
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SORTIE DE MESSE
Non, ce n’est pas la sortie du local poubelle de Wal-Mart. Ce n’est pas non plus l’entrée des artistes du théâtre local. C’est la sortie de l’église méthodiste située à deux pas de chez moi, à Columbia, Missouri. La messe est finie, on papote sur le trottoir ce samedi matin, 6 septembre. Normal, quoi. C’est fou ce qu’un perron d’église renseigne sur le quartier (voir plus bas “Le jour du seigneur”).
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MA DERNIERE COQUETTERIE: VOIR LE NOUVEAU WOODY ALLEN A NEW YORK

Inutile de préciser que ça figurait en numéro 1 sur la liste de mes “must-do” lors de mon dernier passage à New York (avant de partir définitivement pour… le Missouri). Woody Allen ayant encore frappé, je trépignais comme un gosse à l’idée d’apprécier la cuvée 2008 (sortie le 15 août aux USA) dans la ville-emblème si chère au réalisateur. C’est à l’Angelica Theatre, superbe cinéma indépendant de West Village, que j’ai donc couru voir Vicky Cristina Barcelona, hissé au rang d’”espagnolade” par la critique parisienne lors du dernier festival de Cannes où le film était présenté hors compétition. Manifestement, une “espagnolade”, pour ceux à qui le néologisme échapperait, est un film tourné à Barcelone (quand les 3 précédents films du metteur en scène avaient Londres pour décor), léger et frais comme un bon rosé (le vin joue ici un rôle important dans l’alchimie entre les corps), et aussi caliente qu’un trio Javier Bardem-Scarlett Johansson-Penelope Cruz. Ou comment Papy Woody, 73 ans, sait encore se faire plaisir en filmant de belles plantes énivrées par le mâle Javier (et le vin donc) sous le soleil catalan.
Soyons francs, on ressort de VCB comme on y est entré : rien de bien puissant ne vient perturber le spectateur pendant la séance (même pas de scène torride, quel gâchis !). C’est toujours la vieille rengaine de personnages en quête d’amour qui bien sûr ne le trouvent pas. Il y a ceux qui savent ce qu’ils ne veulent pas mais sont incapables de savoir ce qu’ils veulent. Ceux qui s’enferment dans une histoire sans passion et s’interdisent de s’en échapper même lorsqu’une belle occasion se présente. Et il y a les couples qui ont désespérément besoin de “sel” extérieur pour se souder, pour qui 3 font plus sens que 2. Mais vu d’Amérique où les relations humaines semblent parfois un peu trop prévisibles (pour ne pas dire fades, en témoigne le personnage de Vicky et son compagnon fraîchement marié), ces amours contrariés venus d’Europe (latine, de surcroît) apportent un peu d’air bienvenu.

Moqueurs (et adeptes de l’auto-dérision) que nous sommes, on rit beaucoup des petits et grands tracas sentimentaux des protagonistes, l’ironie du narrateur donnant le ton dès la première scène. D’ailleurs, le spectateur new-yorkais rit fort, et du coup, par contagion, le parisien aussi. On passe donc “un bon moment”, peut-être la pire insulte pour un réalisateur angoissé, mais c’est bien de cela qu’il s’agit. L’unique vraie surprise vient de Penelope Cruz, délicieusement foldingue (oups, Almodovar n’a plus le monopole de la fantaisie sur la petite). Ah, et de la bande son aussi : aucun morceau de jazz pendant le film, même pas sur le générique d’ouverture ! Que se passe-t-il Woody ? L’effet Barcelone-guitare sèche, certainement.
Tiens, en parlant de générique.. Sachez qu’à New York, même dans une salle non commerciale fréquentée par les intellos et les jeunes branchés, on quitte son fauteuil à peine la première lumière rallumée, sans la moindre préoccupation pour l’équipe du film. On dirait presque qu’ils s’enfuient. Rien à faire, Paris reste la capitale du cinéma, où on sait l’apprécier pleinement. Ce Woody Allen y est d’ailleurs promis à un beau succès lors de sa sortie à l’automne. Mais ici, il garde un goût de prêt-à-consommer. Plaisant, mais vite digéré. Cruelle espagnolade !
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UNE PARTIE DE BASEBALL… PLUS BORING, TU MEURS!
Je ne pouvais pas y échapper. Un match de baseball dans le tout nouveau (et très beau) stade de Washington avec mon pote John et ses copines surexcitées. Les Nationals (l’équipe locale) contre les Mets (New York). Les casquettes rouges/tenues blanches contre les moches tout gris.
Coup d’envoi à 7.10pm. Enfin, “coup d’envoi”, façon de dire, pas un coup de sifflet ni un roulement de tambour, rien. Je croyais que c’était encore les échauffements. “Non non, le match a commencé là” me dit Caroline dans un large sourire. Ah. Alors il faut supporter maintenant. Non, John et Caroline s’éclipsent pour aller chercher des “snacks”, comprendre popcorns, frites et bières. Pendant ce temps, Vanessa se lance courageusement dans l’explication des règles que je ne connais pas. Bien sûr, je ne comprends rien. Enfin si, j’ai peur de comprendre. C’est juste comme la tèque à l’école, il faut frapper la balle avec la batte et courir autour du terrain de jeu jusqu’à ce l’équipe adverse récupère la balle. Si on parvient à faire un tour complet, on marque un point pour son équipe.
Après tout, ça pourrait être fun, j’ai de très bons souvenirs de parties de tèque à l’école, ça mettait tout le monde de bonne humeur. Mais pas là. Enfin, on dirait pas. Les joueurs sur le terrain ont l’air de s’emmerder ferme et le public s’endort (ou il part s’acheter des snacks). Entre chaque “round”, le temps s’étire, s’étire, impossible de ressentir la moindre adrénaline. Ah si, au bout d’une heure, une action, les Mets parviennent à faire un tour complet, on crie ou on applaudit, c’est selon.
John et Caroline reviennent les mains chargées. J’ose dire à John que c’est “slow, slow”. Il rigole. “Tu comprends pourquoi les gens deviennent saouls devant un match de baseball. Ils boivent tout le long de la partie, il n’y a que ça à faire”. Au fait, ça dure combien de temps ? “Oh, bien deux heures et demie”. J’ai dû dégager une expression de désarroi, car John me dit sur un ton rassurant : “On n’est pas obligé de rester jusqu’à la fin”. Ouf.
Deuxième action des Mets. Les Nationals sont nuls, tout le monde le sait. Il n’y a guère que Vanessa et Caroline pour les soutenir. Caroline en pince pour Wright, son préféré. Mon dieu qu’il est laid sur la photo. John non plus n’est pas convaincu. “C’est peut-être la photo. Mais bon, les joueurs de baseball ne sont pas connus pour être très athlétiques. Après tout, on leur demande juste de savoir frapper dans la balle et de courir”. Oui c’est vrai, dit comme ça, même moi je pourrais jouer au baseball.
Des supporters en forme tentent de créer l’événement en lançant une ola. Pas mal, la ola. Je finis par me lever quand c’est à mon tour. Les créateurs de la ola sont fiers d’eux, je les comprends, le stade s’est enfin réveillé. Des spots demandent d’applaudir. Je ne suis pas très obéissant. Parfois, un animateur en forme prend le micro et lance un jeu. Par exemple, qui est le supporter du soir ? Dans le public, on fait l’andouille pour attirer la caméra vers soi et voir sa frimousse sur le grand écran. Les papys à grande barbe blanche remportent un franc succès. Tiens, une course de mascotte est soudainement organisée. Des grandes mascottes, mais. Pas de pompom girls en revanche, je suis déçu. Oh, on avait oublié que ça jouait sur le terrain, voyons-voir. Ah oui, d’accord. “Je pourrais pas regarder un match à la télé, ce serait trop chiant. Ce qui est sympa, c’est l’ambiance dans le stade. L’été dernier, je suis venu 40 fois !”. Chapeau, Vanessa.
Au 7ème round (sur 9), tout s’arrête. C’est le “7th inning stretch”, ça veut dire qu’il faut s’étirer. Non, pas les joueurs. Nous, le public. On en a bien besoin, on commençait à rouiller sur nos sièges. Alors on se lève tous, en musique. Et on bouge. Ou on fait du bruit. Ou les deux. Ah, ça fait du bien. John sait bien s’étirer dis-donc. Il peut retourner dans le match. 5-3 pour les Mets. Ca veut dire que depuis plus de 2 heures de match, 8 joueurs sont parvenus à faire un tour complet. Ca fait 8 salves d’applaudissements. 8 coups d’accélération. Un par quart d’heure, c’est honnête.
Le 9ème round va bientôt s’ouvrir. La nuit est bien tombée. Aux toilettes, on fait déjà la queue. La foule se précipite vers l’extérieur. Le métro est bondé. On ne sait pas encore qui a gagné, c’est même pas fini. Mais tout le monde s’en fout. Nous aussi. On a bien rigolé mais maintenant ça suffit. Allez on rentre.
Qui a osé me dire dans ce pays que le football européen (“soccer”) était le sport le plus ennuyeux du monde ? Celui-là, si j’le r’croise, ça va barder.
Et en vidéo, ça donne ça dans les gradins (pendant qu’on joue sur le terrain bien sûr) :
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NEW YORK, DEUXIEME – 4TH OF JULY ‘08
Week end de 3 jours oblige, Mélissa et moi snobbons Washington et ses politiques pour aller célébrer l’Independence Day à New York… Pas de bol, le temps est presque aussi mauvais qu’il y a trois semaines… La troisième fois sera la bonne ?
Cela n’empêche pas de se balader (ce ne sont pas les rues et les avenues qui manquent), d’aller manger des délicieux cheeseburgers dans les meilleurs “diners” (prononcer “dailleneur” comme dirait le Routard) de la ville, de visiter le MoMA (Museum of Modern Art, véritable choc culturel, les plus belles oeuvres de Matisse, Picasso, Cézanne…, rassemblées dans un bâtiment superbement dessiné par l’architecte japonais Taniguchi), de se perdre dans le métro, de faire du shopping dans le quartier branché d’East Village, de danser au Royale, au Zanzibar…
Désolé, c’est un peu cliché, mais… I love NY, for sure…
Le 4 juillet aux USA, comme le 14 en France, c’est bien connu, on fait feu de tout artifice… A New York, depuis Brooklyn, au sud de Manhattan, ça donne ça :
NB : c’est le pont de Brooklyn qu’on voit au premier plan, et le “financial district” de Manhattan au fond
Autre vue impressionnante, celle du bar de l’hôtel Mariott, situé au 48ème étage, en plein Times Square. Le bar tourne doucement au-dessus de New York, compter une heure pour faire le tour complet… Magique, dommage que la musique soit si nulle !
L’ascenceur pour regagner le plancher des vaches est à lui seul une expérience. A partager, donc !
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PARDON MY FRENCH, BUT…
J’ai appris par ma coloc Miriam un truc très amusant que j’ignorais totalement. En anglais (du moins ici aux USA), lorsqu’on veut s’excuser par avance du gros mot que l’on s’apprête à lâcher, il suffit de prévenir par un adorable “Pardon my French, but…“. Après quoi, toutes les horreurs proférées sont pardonnée, et l’on peut garder sa conscience tranquille.
En anglais, donc, le gros mot est français. La blague, d’ailleurs, consiste à faire croire aux chères têtes blondes qui en aprennent des vertes à l’heure de la récré que “shit” et “fuck” sont des mots appartenant à la langue française. Rigolo, non ? Moi ça me fait beaucoup rire…
Pour ceux qui voudraient apprendre l’utilisation du “slang” (jargon familier) en anglais, il y a un site génial, véritable référence chez les jeunes américains (et que m’a fait découvrir Miriam, encore elle !) : urban dictionary. C’est comme un dictionnaire, facile d’usage et très pédagogue, avec définitions et exemples pour chaque terme de “slang” recherché. Et surtout, c’est hilarant : effet garanti en soirée. Où l’on découvre que les Américains débordent d’imagination à l’évocation du mot “French”…
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JULY 1 : LA FRANCE PRESIDENTE (DE L’UE)
More in “The Washington Times”, par votre serviteur (en page 2 du cahier “World” ce lundi, oui oui) :
http://www.washingtontimes.com/news/2008/jun/30/sarkozys-plans-tempered/
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“WALL-E” : A LA RECONQUETE DE LA TERRE
Se ruer sur un bon blockbuster le dimanche de sa sortie (le fameux “opening week end” qui fait trembler le box office américain) un mois avant son arrivée en France n’est pas sans procurer une certaine excitation. Surtout lorsqu’il s’agit du dernier né des studios Pixar, cette formidable machine à fabriquer des bijoux d’animation comme “Le monde de Nemo” et “Ratatouille”. Voici donc “Wall-E“, fable d’anticipation écolo et humaniste qui pourra dérouter les plus jeunes par son scénario avare en dialogues mais devrait faire date dans l’histoire de la SF. Ou l’histoire, en 2700, d’un vieux robot rouillé, Wall-E, dernier “survivant” d’une planète Terre à l’agonie, abandonnée par ses habitants qui se sont réfugiés à bord d’un navire spatial, Axiom. Sur Axiom, la vie -jusqu’aux repas ingurgités à la paille- est toute entière programmée par des des robots high-tech développés par une firme, B&L, laquelle firme a justement conduit à faire de la Terre une immense poubelle.
Dans ce désert apocalyptique, rendu réaliste par un graphisme époustouflant, Wall-E fait son job consciencieusement : il compacte les piles de déchets pour dégager de l’espace. Mais surtout, à ses heures perdues, il fait de la récup’ avec les vieux objets qu’il trouve (hilarantes séquences avec cuillère, briquet, Rubicub et même iPod…) et qu’il stocke dans son immense caverne d’Ali Baba. Parmi ces trésors, la cassette d’une comédie musicale américaine des années 1960, où l’on voit des personnages chanter, se tenir la main, s’aimer. De simples bonheurs humains que Wall-E finit par faire siens et qui le rend si attachant au spectateur. Sa découverte d’une petite plante, dernière trace de vie sur Terre, va bouleverser les habitants aseptisés d’Axiom, devenus plus automates que les robots qui les assistent, qui vont prendre conscience de l’urgence de “recoloniser” la planète bleue avant qu’il ne soit définitivement trop tard.
C’est donc tout autant déprimant (le spectacle désolant -inéluctable ?- d’une Terre que nous condamnons un peu plus chaque jour à la mort) qu’optimiste (le sursaut collectif qui nous ramène à la vie). La référence à “2001“, de Kubrick, est explicitée par un clin d’oeil aux célèbres notes du thème principal : l’homme, donc, ne peut s’empêcher de détruire ce qu’il construit, mais ici il finit par reconstruire ce qu’il a détruit. Un film d’animation résolument de son époque. Qui a dit qu’on ne réfléchissait pas à Hollywood ?
“Wall-E”, d’Andrew Stanton – Sortie France le 30 juillet
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LE JOUR DU SEIGNEUR
C’est dimanche. C’est la messe. C’est la fête. Alors on s’habille, robes, chapeaux, sacs à main, et on retrouve les copines devant Springfield Baptist Church.
A l’intérieur on chante, on tape des mains, on pousse des cris, on bouge en rythme. Aujourd’hui, le pasteur est en forme. Les choristes derrière lui aussi, ça déménage. Je ne saisis pas tout ce qui se passe, pas grand chose même. Mais c’est impressionnant à voir. A certains moments, ça frôle la scène de transe. Je sors discrètement mon appareil photo, pas très à l’aise, le sentiment d’enfreindre une règle importante, est-ce qu’on va me tomber dessus ? Je me dépêche de filmer une courte vidéo, mal cadrée. Je dois filer, je reviendrai.
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L’ARRIVEE D’UN METRO EN GARE DE DUPONT CIRCLE
C’est toujours émouvant, l’arrivée d’un métro dans une station. Surtout à l’étranger, quand on part à la découverte d’une ville. Le métro y est un lieu emblématique. Let’s even say : on pourrait juger les qualités d’une ville aux qualités de son métro. Ou encore, chaque ville a le métro qu’elle mérite. C’est donc avec curiosité, j’ose dire avec excitation, qu’on attend pour la première fois l’arrivée en gare d’un métro. Alors voilà, lecteurs privilégiés, je vous invite à la courte projection de “L’arrivée d’un métro en gare de Dupont Circle”. Dupont Circle est le quartier le plus réputé de Washington, celui par lequel on passe forcément, dès le premier soir souvent. Je vous sens attendri. Vous avez hâte de savoir à quoi diable ressemble donc ce métro. J’ai bien mon avis là-dessus, mais je ne vous dis rien, je vous laisse juges. Vous pouvez donnez vos impressions, c’est en bas de la page.
Dupont Circle metro station from Baptiste Etchegaray on Vimeo.
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AU “WASHINGTON TIMES”, ON TRAVAILLE !
(la preuve : http://www.washingtontimes.com/news/2008/jun/23/sarkozy-woos-nato/?page=1 )
Vendredi après-midi, au service Etranger du “Washington Times”. Un vent de flemmardise emporte les stagiaires, plus nombreux à cette heure que les journalistes à plein temps. L’occasion de faire une petite vidéo de mes nouveaux collègues. Avec, dans l’ordre d’apparition :
Anthony Jaffe, Américain, qui explique comme il est gêné d’être filmé
Svitana Korenovska, Ukrainienne, qui tourne franchement la tête pour ne pas être filmée
Hilary Stohs-Krause, Américaine, qui donne gratuitement un cours de “slang” (argot) en anglais
Mélissa Bounoua, Française (Sciences Po aussi), qui fait bien de rappeler que nous sommes dans une “newsroom” (salle de rédaction)
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AU “WASHINGTON TIMES”, ON S’ECLATE !
Attention folie ! Samedi 21 juin, premier jour de l’été oblige, le “Washington Times” où je suis en stage organise une soirée “TIMES to Chill” (le temps du rafraîchissement, quoi) pour les collègues de bureaux.. Question horaires, bon c’est un peu encadré (de 18h à 22h) mais, dites, l’invitation est prometteuse : buffet tropical, activités en tous genres (cours de danse, concours de limbo, concours de guitare avec console vidéo à la clé..). Pour la tenue, ouh la la, tombez la chemise-cravate, faites décontract : “chemises hawaïennes et shorts colorés bienvenus” ! Et si vous faites partie des premiers à répondre, on vous amène à la fête et on vous ramène chez vous… en limousine ! Mais à 22h hein, après, au lit !
Et sinon, je publie des articles aussi (d’autres en préparation, dans des prochaines éditions !) :
http://www.washingtontimes.com/news/2008/jun/14/eu-leaders-vow-to-push-reforms-despite-no-vote/
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NEW YORK, PREMIERE
Pour voir plein de petites vidéos rigolotes sur notre trip new yorkais, il faut aller sur le blog de Mélissa !
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A WASHINGTON, DANS MON QUARTIER…
J’habite à Shaw District, dans le nord de Washington, bastion historique de la population noire de la ville. Washington est à majorité noire (55%), marquée au cours du 20ème siècle par des politiques de ségrégation raciale similaires à celles que connurent les Etats du sud du pays. Shaw District fut le théâtre d’émeutes raciales sanglantes après l’assassinat de Martin Luther King en 1968, qui ont miné la vie économique et sociale du quartier pendant plusieurs décennies. Aujourd’hui, Shaw District semble renaître, marqué par la “gentrification” (embourgeoisement, “boboïsation” en français !) : à mesure que s’installent les jeunes branchés aisés, les plus démunis fuient vers la périphérie.
Dans mon quartier, il y a… (cliquer sur “Get your own” ou “View album” pour voir le diaporama avec commentaires)






































Bon, d’accord, ce soir, c’est aussi la fête de la musique pour les expatriés, mais n’oublie pas que demain, tu dois aller à l’office de 11h. Et vu la carrure de tes voisines, ce sera pas pour entendre un requiem chantonné par des nonnes anorexiques, mais pour swinger sur un gospel avec des divas au coffre puissant, faut pas louper ça, te fais pas prier.
J’ai fait une première approche ce dimanche matin en allant à l’office de 11h, vraiment impressionnant, la messe comme une grande fête.. Je n’ai pas osé sortir mon appareil photo pour capter cet instant, j’attends de me faire un peu “apprivoiser”, faut dire j’étais le seul blanc, l’un des seuls hommes, et certainement le plus jeune, donc je ne suis pas passé inaperçu, même si j’étais sagement assis au fond, en faisant semblant de lire mon livre de chants !
[...] (BAPT)EME IN AMERICA [...]
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