C’est évidemment la discussion numéro 1 de ce nouvel an en France. Partout, à la galette des rois, sur le Vélib’, dans la queue au pain, et plus encore contre le zinc, on ne parle que de ça. Aux oubliettes, l’”idylle”. Partie en fumée, si j’ose dire.
Au fast food libanais situé à côté de l’Ecole de Journalisme, on ne disait pas autre chose. On avait choisi le ton de l’anecdote. Connaissez-vous la dernière ? Un riche prince se rendit hier soir dîner dans un restaurant compatriote de plus haut standing, près du parc Monceau à Paris, où il avala, avec sa cour, pour 1500 euros de mezzés et baklavas. Alors que le festin frôlait son apogée, l’aristocrate fut soudain rattrapé par une folle envie de faire la chose. Savez-vous comment il s’y prit ? Il sortit, sans mot dire, sur le trottoir, comme tout le monde. “Vous voyez, la loi s’applique de la même façon aux riches qu’aux pauvres !”, en conclua mon conteur, non sans une fière satisfaction. Puisque les rassurantes vertus égalitaires du droit se confirment au 1er janvier, l’année 2008 peut s’envisager sereinement…
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sans mot dire, il est sorti le prince, mais sûrement pas sans maudire cette loi qui va l’obliger désormais à battre le macadam en suivant du regard les volutes de sa gitane s’envoler en fumée … petite consolation : il fera connaissance avec le SDF couché devant la porte cochère qu’il n’aurait jamais remarqué s’il avait grillé sa petite entre mezzés et baklavas vautré sur sa banquette : “Hé mec, t’as pas une clope pour moi ?”